
Déplombage : éliminer le plomb sans le disperser
Interdit dans les peintures depuis 1949, le plomb reste présent dans la majorité des logements construits avant 1949. Son retrait demande des méthodes qui ne le remettent pas en suspension.
Le plomb des peintures concerne principalement les bâtiments antérieurs à 1949. Son retrait emploie quatre méthodes : décapage chimique à froid, dépose du support, ponçage sous aspiration à filtration absolue et remplacement complet de l’ouvrage. Le décapage thermique est proscrit : il transforme un revêtement stable en source d’intoxication immédiate.
- Peintures à la céruse abandonnées dans l’habitation à partir de 1949
- Constat de risque d’exposition au plomb obligatoire pour ces logements
- Contrôle des poussières au sol après travaux, pas seulement visuel
- Le plomb intoxique surtout les enfants de moins de six ans
Où se trouve le plomb, et pourquoi pose-t-il problème ?
Le plomb du bâtiment vient principalement des peintures à la céruse, employées jusqu’au milieu du vingtième siècle pour leur opacité et leur résistance. Elles ont cessé d’être utilisées dans l’habitation à partir de 1949, ce qui fait de cette date le repère de référence : un logement construit avant 1949 est présumé en contenir sous une ou plusieurs couches de peintures plus récentes. Le plomb se rencontre aussi dans les canalisations d’eau des immeubles anciens, dans certaines soudures, et dans les ouvrages de couverture, où il reste d’ailleurs autorisé.
Le danger n’est pas la peinture en elle-même, mais sa dégradation et son altération. Une peinture plombée qui s’écaille produit des écailles qu’un jeune enfant porte à la bouche ; une peinture plombée qu’on ponce ou qu’on chauffe produit des poussières et des fumées que les occupants et les compagnons respirent. L’intoxication qui en résulte, le saturnisme, touche principalement le système nerveux et concerne d’abord les enfants de moins de six ans et les femmes enceintes.

Quelles méthodes de retrait pour quelle situation ?
Le choix de la méthode dépend du support, de son état, de la présence d’occupants et de ce qui doit être conservé. Une mauvaise méthode ne retire pas le plomb : elle le disperse.
- Décapage chimique à froid : application d’un décapant, temps de pose, puis retrait de la gangue formée. Lent, mais il ne produit ni poussière ni fumée et préserve les moulures et les boiseries anciennes.
- Ponçage sous aspiration à filtration absolue : abrasion mécanique avec captage à la source. Rapide sur les surfaces planes, il exige un matériel adapté et un contrôle rigoureux de l’étanchéité du captage.
- Dépose du support : quand le revêtement ne se sépare pas du subjectile, on retire l’ensemble. C’est le cas le plus fréquent pour les menuiseries intérieures et les plinthes.
- Recouvrement durable : mise en place d’un revêtement pérenne qui interdit l’accès au plomb. Il ne s’agit plus d’un retrait mais d’une mise en sécurité, à documenter comme telle pour les propriétaires suivants.
Le décapage thermique, lui, est à proscrire. Chauffer une peinture au plomb produit des fumées qui transforment un revêtement stable en source d’intoxication immédiate pour celui qui tient l’outil.
Comment protéger les occupants et prouver le résultat ?
La plupart des chantiers de déplombage se déroulent en site occupé : cages d’escalier, parties communes, logements maintenus habités. Le confinement de la zone, le cheminement du personnel, la gestion des déchets et le nettoyage quotidien sont définis avant le démarrage avec le gestionnaire de l’immeuble, et communiqués aux habitants.
Le résultat se vérifie par des prélèvements de poussières au sol après nettoyage, comparés à un seuil surfacique. Un contrôle visuel ne suffit pas : le plomb qui reste dangereux est celui qui subsiste sous forme de poussière fine dans les angles, les rainures de plinthe et les interstices de parquet, précisément là où un enfant pose les mains.
Enfin, le déplombage précède toujours la démolition d’un bâtiment plombé. Démolir sans retrait préalable contamine l’intégralité des gravats et change leur classement réglementaire : ce qui était un retrait ciblé de quelques centaines de kilogrammes devient le traitement de plusieurs tonnes de déchets dangereux.
Le plomb du bâtiment provient surtout des peintures à la céruse, abandonnées dans l’habitation à partir de 1949 : un logement antérieur à cette date est présumé en contenir sous des couches plus récentes, et le constat de risque d’exposition au plomb y est obligatoire. Le danger ne vient pas de la peinture intacte mais de sa dégradation, des écailles qu’un jeune enfant porte à la bouche et des poussières produites par le ponçage. Le saturnisme qui en résulte touche d’abord les enfants de moins de 6 ans et les femmes enceintes. Quatre méthodes de retrait existent : décapage chimique à froid, ponçage sous aspiration à filtration absolue, dépose du support et recouvrement durable. Le choix dépend du support, de son état, de la présence d’occupants et de ce qui doit être conservé. Le décapage thermique est en revanche à proscrire, car chauffer une peinture plombée la transforme en source d’intoxication immédiate. Le résultat se prouve cependant par prélèvement de poussières au sol, jamais par un contrôle visuel.

Questions sur le déplombage
Principalement ceux construits avant 1949, date à partir de laquelle les peintures à la céruse ont cessé d’être employées dans l’habitation. Le plomb se retrouve aussi dans les canalisations d’eau des immeubles anciens, dans certaines soudures et dans les ouvrages de couverture, où il reste d’ailleurs autorisé.
Il n’y a pas d’obligation de retrait en tant que telle, mais une obligation de protection des travailleurs et des occupants. Dès lors qu’un revêtement contenant du plomb est dégradé ou va être altéré par les travaux, l’employeur doit mettre en place des mesures de prévention, dont le retrait fait souvent partie.
Il est fortement déconseillé et souvent proscrit. Chauffer une peinture au plomb produit des fumées et des particules inhalables, ce qui transforme un revêtement stable en source d’intoxication immédiate. Le décapage chimique à froid, la dépose du support ou le ponçage sous aspiration à filtration absolue lui sont préférés.
Par des prélèvements de poussières au sol après nettoyage, comparés à un seuil surfacique. Un contrôle visuel ne suffit pas : le plomb qui pose problème est celui qui reste sous forme de poussière fine dans les angles, les plinthes et les interstices, précisément là où les enfants portent leurs mains.
Sources
- Code de la santé publique, lutte contre la présence de plomb (articles L.1334-1 et suivants)
- Ministère du Travail, prévention du risque chimique
- Santé publique France, saturnisme chez l’enfant
Textes consultés à la date de dernière mise à jour de cette page. La réglementation évolue : vérifiez la version en vigueur avant toute décision.
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