
Sept prestations qui couvrent tout le cycle du chantier
Du repérage des matériaux au nettoyage de réception, chaque étape a ses règles et son cadre réglementaire. Voici comment elles s'articulent.
Sept prestations s’enchaînent sur un chantier de réhabilitation, dans un ordre qui n’est pas négociable : repérage, retrait des matériaux dangereux, curage, démolition ou déconstruction, puis nettoyage de réception. Inverser deux étapes contamine les gravats et transforme un retrait ciblé en traitement de plusieurs dizaines de tonnes de déchets.
- Solution complète de désamiantage, du repérage à l’élimination des déchets
- Déplombage des revêtements et des supports
- Démolition intérieure et extérieure, y compris en site occupé
- Déconstruction sélective avec tri à la source
- Curage, dépollution de site et nettoyage de fin de chantier
Pour particuliers et professionnels
Sept prestations qui s’enchaînent sur un même chantier, du retrait des matériaux dangereux au nettoyage de réception.
Désamiantage
Solution complète de désamiantage : retrait et confinement des matériaux contenant de l'amiante, plan de retrait, mesures d'empoussièrement et évacuation tracée des déchets.
En savoir plusDéplombage
Retrait des revêtements et matériaux contenant du plomb dans les bâtiments anciens, avec protection des occupants, aspiration à filtration absolue et contrôle après travaux.
En savoir plusDémolition
Démolition de structures intérieures et de bâtiments complets par voie mécanique, sciage ou hydrodémolition, avec étaiement, protection des avoisinants et tri des déchets.
En savoir plusDéconstruction
Dépose ordonnée et tri à la source des matériaux d'un bâtiment en vue de leur réemploi ou de leur recyclage, en application du diagnostic PEMD.
En savoir plusCurage
Dépose complète des ouvrages de second œuvre, des réseaux et des revêtements d'un bâtiment pour mettre sa structure à nu avant réhabilitation.
En savoir plusDépollution
Retrait et traitement des sources de pollution d'un site ou d'un bâtiment, avec analyses de contrôle avant restitution.
En savoir plusNettoyage de fin de chantier
Enlèvement des gravats, nettoyage fin avant réception et remise en état des abords, avec évacuation triée des déchets vers les filières agréées.
En savoir plusDans quel ordre interviennent ces sept prestations ?
Sur un chantier de réhabilitation, ces sept métiers ne sont pas interchangeables et ne s’exécutent pas dans n’importe quel ordre. La séquence est toujours la même : repérage, retrait des matériaux dangereux, curage, démolition ou déconstruction, puis nettoyage de réception.
Inverser deux étapes coûte cher. Curer avant d’avoir retiré l’amiante revient à démonter et à casser des éléments susceptibles d’en contenir, donc à disperser des fibres dans tout le bâtiment et à contaminer les gravats. Ce qui était un retrait ciblé de quelques mètres carrés devient alors le traitement de plusieurs dizaines de tonnes de déchets dangereux. Le même raisonnement vaut pour le plomb : démolir un bâtiment plombé sans déplombage préalable change la nature réglementaire de l’intégralité des gravats.
| Rang | Prestation | Ce qu’elle conditionne |
|---|---|---|
| 1 | Repérage avant travaux | Le périmètre, le régime de travaux applicable et le budget |
| 2 | Désamiantage et déplombage | La nature réglementaire de tous les déchets qui suivront |
| 3 | Curage | La mise à nu de la structure avant réhabilitation |
| 4 | Démolition ou déconstruction | Le volume évacué et la part valorisée |
| 5 | Dépollution de site | La possibilité de reconstruire, selon l’usage futur |
| 6 | Nettoyage de fin de chantier | La levée des réserves à la réception |

Que ne faisons-nous pas, et pourquoi ?
Nous ne réalisons pas le repérage amiante avant travaux des chantiers que nous exécutons ensuite. Cette mission revient à un opérateur de repérage certifié, indépendant de l’entreprise de travaux. L’indépendance n’est pas une élégance : elle évite que celui qui chiffre le retrait soit aussi celui qui décide de son étendue. Nous vous orientons volontiers vers des diagnostiqueurs, sans percevoir de commission.
Nous n’intervenons pas non plus sur les pollutions radiologiques, qui relèvent d’entreprises spécifiquement agréées, ni sur les installations classées nécessitant un agrément préfectoral particulier. Quand un chantier sort de notre domaine, nous le disons plutôt que d’apprendre à le faire à vos frais.
Peut-on nous confier une seule prestation ?
Toutes ces prestations peuvent être commandées séparément. Un particulier qui souhaite uniquement faire retirer les plaques de fibrociment de son garage n’a pas besoin des six autres. Une entreprise générale qui a déjà attribué le lot démolition peut ne nous confier que le retrait d’amiante préalable.
L’intérêt de regrouper apparaît sur les opérations où les prestations s’enchaînent : les temps morts entre lots disparaissent, et surtout la responsabilité ne se dilue pas. Lorsqu’un matériau non repéré apparaît en cours de curage, la question de savoir qui aurait dû le voir ne se pose pas : c’est la même entreprise qui arrête, isole, fait analyser et reprend.

Combien de temps faut-il prévoir entre l’appel et le chantier ?
Comptez 48 heures pour une première réponse chiffrée, et 48 à 72 heures pour une visite technique selon la région. Le démarrage effectif, lui, dépend de deux éléments que personne ne peut accélérer. Le premier est l’existence d’un repérage exploitable : sans lui, aucune entreprise sérieuse ne chiffre ni ne démarre, et le faire réaliser demande une à deux semaines entre la commande, la visite et le retour du laboratoire. Le second est le délai réglementaire d’un mois entre la transmission du plan de retrait et le premier jour d’intervention, lorsque l’opération relève des travaux de retrait. Ce mois n’est pas une lourdeur administrative : il ouvre la période pendant laquelle l’inspection du travail, la CARSAT et l’OPPBTP peuvent examiner le mode opératoire et, le cas échéant, demander des modifications. Additionnés, ces délais placent un chantier de retrait courant à six ou huit semaines de sa commande. Les anticiper au moment où l’opération se dessine coûte beaucoup moins cher que de les découvrir une fois les entreprises consultées.
Sept prestations composent le cycle complet d’une réhabilitation, et leur ordre n’est pas négociable. Le repérage avant travaux vient d’abord : il détermine le périmètre, le régime de travaux applicable et le budget. Viennent ensuite le retrait des matériaux amiantés et plombés, puis le curage qui met la structure à nu, puis la démolition ou la déconstruction sélective, la dépollution de site si le sol est concerné, et enfin le nettoyage de fin de chantier qui conditionne la levée des réserves. Inverser deux étapes coûte cher : démolir un bâtiment non traité contamine l’intégralité des gravats et fait basculer plusieurs dizaines de tonnes de matériaux ordinaires dans la catégorie des déchets dangereux. Nous acceptons cependant de n’intervenir que sur une seule prestation lorsque le reste est déjà attribué, sous réserve que l’ordre général de l’opération soit respecté par les autres intervenants. La coordination, en revanche, reste alors à la charge du maître d’ouvrage.
Les sept étapes d’un chantier de retrait
Chaque étape correspond à une obligation réelle. Aucune ne peut être supprimée pour gagner du temps.
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01
Étape 1 : repérage avant travaux
Aucun chantier ne démarre sans repérage amiante avant travaux, à la charge du donneur d’ordre. Il est destructif, il couvre la zone concernée par les travaux et il conclut matériau par matériau. Son rapport détermine tout ce qui suit : le périmètre, le régime de travaux applicable et le budget.
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02
Étape 2 : choix du régime de travaux
Le Code du travail distingue deux régimes. Le premier vise les travaux dont l’objet est de retirer ou d’encapsuler des matériaux amiantés. Le second couvre les interventions sur d’autres matériaux, qui risquent de libérer des fibres de façon accessoire. Le régime retenu change les obligations, les protections et le coût : il se justifie par écrit, jamais par habitude.
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03
Étape 3 : plan de retrait et déclaration
Le plan de retrait décrit la méthode, les protections, la durée des vacations et le mode d’évacuation des déchets. Il est transmis un mois avant le démarrage à l’inspection du travail, à la CARSAT et à l’OPPBTP. Ce délai d’un mois est incompressible et se planifie en amont.
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04
Étape 4 : installation et confinement
La zone est isolée par un confinement statique, mise en dépression par extracteurs à filtration absolue, et desservie par un tunnel de décontamination à cinq compartiments pour le personnel. Un test d’étanchéité par fumigation valide l’installation avant toute intervention.
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05
Étape 5 : retrait et contrôle de l’air
Le retrait s’effectue par vacations dont la durée dépend du niveau d’empoussièrement attendu. Des prélèvements d’air sont réalisés en zone, sur opérateur et à l’extérieur du confinement par un organisme accrédité indépendant de l’entreprise qui exécute les travaux.
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06
Étape 6 : évacuation tracée des déchets
Les déchets sont conditionnés en double emballage étiqueté, évacués par le sas matériel, puis transportés sous bordereau de suivi des déchets amiante dématérialisé via Trackdéchets, jusqu’à une installation d’élimination autorisée qui accuse réception.
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07
Étape 7 : nettoyage, mesure libératoire et restitution
Après nettoyage fin, un examen visuel puis une mesure libératoire de l’air décident de la restitution. Le seuil est de 5 fibres par litre. Tant qu’il n’est pas atteint, le confinement reste en place et le nettoyage recommence. Le dossier remis comprend rapports, bordereaux et résultats d’analyses.
Questions sur nos prestations
Repérage, puis désamiantage et déplombage, puis curage, puis démolition ou déconstruction, puis nettoyage de fin de chantier. Cet ordre n’est pas modulable : curer ou démolir avant d’avoir retiré les matériaux dangereux contamine l’ensemble des gravats et transforme un retrait ciblé en traitement de plusieurs dizaines de tonnes.
Oui. Nous intervenons aussi bien en lot unique qu’en prestation isolée, par exemple un seul retrait de dalles de sol ou un simple enlèvement de gravats. Confier l’ensemble à un seul intervenant évite surtout les temps morts entre lots et les discussions de responsabilité en cas de découverte en cours de chantier.
Les travaux sont arrêtés immédiatement dans la zone concernée, qui est isolée. Un prélèvement est envoyé en analyse. Si le résultat est positif, un mode opératoire ou un plan de retrait est établi selon le régime applicable. C’est la raison pour laquelle le repérage préalable, même s’il retarde le démarrage, fait gagner du temps.
Oui, c’est une grande partie de notre activité : copropriétés habitées, bureaux en exploitation, établissements scolaires pendant les vacances, sites industriels en arrêt de maintenance. Le confinement, les horaires et les cheminements sont alors définis avec le maître d’ouvrage avant le démarrage.
Sources
- Code du travail, risques d’exposition à l’amiante (articles R.4412-94 et suivants)
- Ministère du Travail, dossier amiante
- Trackdéchets, plateforme publique de traçabilité des déchets dangereux
- Code de la santé publique, protection de la population contre l’amiante
Textes consultés à la date de dernière mise à jour de cette page. La réglementation évolue : vérifiez la version en vigueur avant toute décision.
Travaillons ensemble sur votre projet
Six champs suffisent pour lancer la demande : votre nom, deux moyens de vous joindre, la commune et le code postal du chantier. Si vous connaissez déjà la nature du bâtiment, son année de construction ou l’existence d’un rapport de repérage, la réponse sera plus précise, mais rien de tout cela n’est obligatoire. Gratuit et sans engagement.
- Première réponse chiffrée sous 48 heures ouvrées
- Visite technique préalable gratuite lorsque le chantier le justifie
- Photos et rapports de repérage acceptés, jusqu’à six fichiers