Désamiantage / Démolition / Déplombage 07 56 99 27 93 contact@ap-global.fr
Inspection visuelle d'un matériau susceptible de contenir de l'amiante
Article

Détecter l’amiante dans une maison : où regarder, et ce que l’œil ne dira jamais

Certains matériaux amiantés ont une apparence caractéristique. D'autres sont indiscernables. Savoir faire la différence évite autant la panique que l'imprudence.

En bref

L’amiante est interdit en France depuis le 1er janvier 1997. Un logement antérieur à cette date est présumé en contenir. Les emplacements les plus fréquents sont les dalles de sol et leur colle, les plaques ondulées de couverture, les conduits et les enduits. Seule une analyse en laboratoire, sur prélèvement d’un opérateur certifié, permet de conclure.

  • Date de référence : permis de construire antérieur au 1er janvier 1997
  • Les colles et enduits sont souvent plus chargés que le matériau visible
  • Gratter, casser ou prélever soi-même expose et fausse le résultat

Publié le , dernière mise à jour le - rédigé par les équipes d’AP Global Services.

Comment savoir si mon logement est concerné par l’amiante ?

L’amiante est interdit en France depuis le 1er janvier 1997. Cette date est le point de départ de tout raisonnement. Si le permis de construire de votre logement est postérieur, la probabilité d’en trouver est très faible et la question ne se pose pratiquement pas. S’il est antérieur, le bâtiment est présumé en contenir jusqu’à preuve du contraire, et cette présomption ne se lève pas à l’œil.

Cherchez donc d’abord l’année de construction : elle figure sur l’acte de vente, sur le diagnostic de performance énergétique, ou peut être demandée au service urbanisme de la commune. Les rénovations comptent aussi : un pavillon de 1935 refait en 1975 a très probablement reçu des matériaux amiantés à cette occasion.

Où se cache l’amiante dans une maison, pièce par pièce ?

Voici les emplacements où l’amiante se rencontre le plus fréquemment dans un logement. Cette liste sert à savoir où regarder, pas à conclure.

  • Sols : dalles vinyle-amiante de 30 par 30 centimètres, souvent posées en damier, et surtout la colle noire bitumineuse qui les fixe. La colle est fréquemment plus chargée en amiante que la dalle elle-même.
  • Toitures et annexes : plaques ondulées en amiante-ciment des garages, abris, appentis et vérandas. Ardoises artificielles. Gouttières et descentes.
  • Murs et plafonds : enduits projetés décoratifs, colles de carrelage, certains faux plafonds, plaques de protection derrière les appareils de chauffage.
  • Réseaux : conduits de vide-ordures, gaines de ventilation, conduits de fumée en fibres-ciment, calorifugeages de tuyauteries en cave et en chaufferie.
  • Divers : joints de portes de four et d’insert, tresses d’étanchéité, plaques sous évier, anciens bacs à fleurs et jardinières en fibres-ciment.

Peut-on reconnaître l’amiante à l’œil nu ?

Certains matériaux ont une apparence assez caractéristique pour éveiller le soupçon. Les plaques ondulées grises de fibres-ciment, les dalles de sol souples en damier, les conduits de vide-ordures en fibres agglomérées : un professionnel les reconnaît de loin.

Mais l’apparence ne conclut jamais. Deux dalles identiques posées la même année peuvent provenir de deux fabricants dont l’un utilisait de l’amiante et l’autre pas. Des plaques ondulées posées après 1997 ressemblent trait pour trait à celles d’avant. Et surtout, l’amiante le plus courant dans les logements est souvent celui qu’on ne voit pas : la colle sous le revêtement, l’enduit sous la peinture, le joint derrière la plaque.

Seule une analyse en laboratoire, sur un prélèvement réalisé par un opérateur certifié, permet de conclure matériau par matériau. C’est cette analyse, et elle seule, qui fait foi.

Que faut-il éviter de faire pour vérifier soi-même ?

Trois réflexes fréquents, tous dangereux. Ne grattez pas un matériau suspect pour voir de quoi il est fait : gratter est précisément le geste qui libère les fibres. Ne cassez pas un morceau pour l’envoyer à un laboratoire vous-même : le prélèvement obéit à un protocole, et un échantillon prélevé sans précaution contamine la pièce et le préleveur. N’achetez pas de « kit de détection amiante » vendu en ligne : le prélèvement, pas l’analyse, est la partie délicate.

Si vous devez lever un doute, faites appel à un diagnostiqueur certifié pour l’amiante. Le constat de repérage avant vente est même obligatoire dès lors que le logement a été construit avant le 1er juillet 1997, et c’est souvent l’occasion de faire le point.

En attendant, la conduite à tenir est simple : ne touchez pas au matériau, ne le percez pas, ne le poncez pas, et empêchez qu’il soit heurté. Un matériau intact et laissé tranquille n’émet pratiquement rien.

Votre projet

Travaillons ensemble sur votre projet

Six champs suffisent pour lancer la demande : votre nom, deux moyens de vous joindre, la commune et le code postal du chantier. Si vous connaissez déjà la nature du bâtiment, son année de construction ou l’existence d’un rapport de repérage, la réponse sera plus précise, mais rien de tout cela n’est obligatoire. Gratuit et sans engagement.

  • Première réponse chiffrée sous 48 heures ouvrées
  • Visite technique préalable gratuite lorsque le chantier le justifie
  • Photos et rapports de repérage acceptés, jusqu’à six fichiers
Besoin d’un devis ?